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April
2010

April 1, 2010

AVRIL 2010

 

EXPOSITION

 

ART CONTEMPORAIN

 

Cy Twombly
The Ceiling


à partir du 25 mars


Troisième commande pérenne passée à un artiste contemporain après Anselm Kiefer et François Morellet, le plafond peint par Cy Twombly pour la salle des Bronzes est une œuvre monumentale, plus de 350 m², et surprenante, par le parti pris inédit que propose le peintre. Cy Twombly est en effet connu pour ses peintures-écritures au graphisme nerveux, ou bien pour ses éclaboussures et dégoulinures de couleurs vives.

 

Ici, point de trace de cette expressivité romantique, mais un immense ciel bleu, animé par le mouvement de quelques sphères flottantes et rythmé par des cartouches blancs en réserve où s’inscrivent les noms des principaux sculpteurs grecs : Praxitèle, Phidias, Myron, Polyclète.

 

L’objectif de l’artiste était de répondre le plus parfaitement possible à l’architecture du lieu, à cette longue salle rectangulaire abritant la collection des bronzes antiques. Ainsi les formes rondes et flottantes de ce que l’on peut interpréter comme des boucliers, des planètes ou des pièces de monnaie permettent d’alléger et d’approfondir l’espace bleu, tandis que la géométrie des bandeaux blancs vient contrebalancer ce lent mouvement.

 

Artiste américain, né en 1928 à Lexington (Virginie), mais aussi méditerranéen puisqu’il vit en Italie depuis 1959 et qu’il a effectué de nombreux séjours en Grèce, Cy Twombly est non seulement amateur et collectionneur d’antiques, mais son oeuvre entier s’inspire de la mythologie, de la poésie et des personnages de l’Antiquité.

 

Cette quasi-monochromie et ce dépouillement rappellent ses premières peintures des années 1960.

 


Trois ivoires de la collection
Blaise de Montesquiou-Fezensac

 

7 avril - 5 juillet

 


Le département des Objets d’art s’est enrichi récemment, grâce à la générosité des descendants, de Blaise de Montesquiou-Fezensac (†1974) de trois ivoires de la collection de ce grand érudit, spécialiste notamment du trésor de Saint-Denis.

 

Ces oeuvres du Haut Moyen Âge témoignent de l’oeil très sûr de leur ancien propriétaire et viennent éclairer des périodes peu représentées dans nos collections, entre l’Antiquité tardive premier art roman (VIe-XIe siècle) : un fragment de diptyque portant l’inscription PUSILLUS FROILA, provenant de la péninsule Ibérique, une plaque de reliure ornée de l’Annonciation, dans la suite des ivoires carolingiens, et une autre plaque de reliure figurant la Crucifixion, à l’iconographie très particulière, témoignant du dynamisme des débuts de l’art roman.

 


EXPOSITIONS EN COURS

 

 

Sainte Russie
L’art russe, des origines à Pierre le Grand

 

5 Mars 24 Mai 2010

 


À travers un ensemble d’oeuvres exceptionnelles, l’exposition invite à la découverte de l’histoire de la Russie chrétienne. Celle-ci débute avec l’apparition des « Russes » dans l’histoire latine, byzantine et arabe, et avec les rivalités et luttes d’influences entre Latins, Vikings et Byzantins.

 

À celles-ci succèdent les premières conversions dans la Rous’ de Kiev, qui aboutissent au célèbre «baptême » du prince Vladimir en 988. La Rous’ devient alors définitivement chrétienne et reprend le modèle ecclésiastique de Constantinople.

 

L’art chrétien s’épanouit dans la Rous’, à Kiev, à Tchernigov, à Novgorod, à Pskov, à Vladimir, à Souzdal hésitant alors entre prépondérance byzantine et tentation de l’Occident latin. Puis, après la coupure introduite au XIIIe siècle par l’invasion et la domination mongole, l’art chrétien renaît dans toute sa splendeur dans les grands centres de la Russie médiévale, accompagné par un dynamisme monastique sans précédent, tandis que peu à peu s’impose l’ascendant de Moscou.

 

C’est aussi le temps des peintres Théophane, Roublev et Dionisi. Une exposition exceptionnelle consacrée à l’art russe ancien offre aux regards l’histoire de la Russie chrétienne, du IXe au XVIIIe siècle.


Au XVIe siècle, Moscou, qui se proclame « Troisième Rome » et devient une « Nouvelle Jérusalem », inaugure sous les règnes de Basile III et Ivan IV le Terrible un nouvel âge d’or de l’art russe, qui culmine avec le couronnement d’Ivan le Terrible comme tsar (1547) et avec l’avènement du patriarcat de Moscou (1589).


Enfin, après le « temps des troubles », les conflits et renouveaux qui traversent le XVIIe siècle sous les premiers Romanov et la réforme du patriarche Nikon précèdent les changements politiques et esthétiques radicaux imposés par Pierre le Grand.


En réalité, indépendamment de la tradition byzantine, et bien avant les bouleversements du règne de Pierre le Grand (1682-1725), l’art chrétien en Russie avait déjà depuis longtemps commencé à s’inscrire dans l’histoire politique et religieuse de l’Europe.

 

COLLOQUE 


Auditorium du Louvre

 

Mercredi 7 avril
Restaurer, reconstruire : les églises russes, un patrimoine architectural en questions. Depuis le millénaire du baptême de la Russie, au milieu des années 1980, l’Église orthodoxe russe a entrepris de récupérer l’usufruit des édifices historiques désaffectés par le régime soviétique.

Restaurations ou reconstructions à l’identique, les initiatives foisonnent de manière dispersée, servant un fort désir identitaire. Par-delà le travail scientifique, qui a permis de remettre au jour l’état original d’ouvrages anciens, la réhabilitation d’édifices symboliques de la Sainte Russie reflète un nouveau rapport au passé. Le débat réunit archéologues, historiens, sociologues et experts de la restauration pour éclaircir les questions que soulève aujourd’hui le patrimoine religieux.


10 h  Le patrimoine religieux entre l’Église et l’État

 

10 h 15
la commission archéologique impériale et la protection de la sainte russie : un héritage oublié de la politique patrimoniale ?
par Alexandre Musin, Académie des sciences de Russie, Saint-Pétersbourg.

 

10 h 45
le traitement des monuments architecturaux dans l’U.R.S.S. : l’état, l’église et l’intelligentsia par Nikolaï Mitrokhine, université de Brême.

 

11 h 15
l’église orthodoxe russe et l’état dans la Russie contemporaine. Lieux saints et objets de culte : pratiques de conservation et de restauration
par Kathy Rousselet, Sciences Po, Paris.

14 h 30
les restaurations de sites religieux historiques dans la Russie soviétique et postsoviétique par Alexeï Shchenkov, Institut d’architecture de Moscou.

 

15 h
l’architecture en bois de la Russie : l’héritage oublié
par Mikhaïl Miltchik, Institut de recherche pour la restauration, Saint-Pétersbourg.


15 h 30
lieux de culture ou lieux de culte : quel avenir pour les « musées-réserves » ?
par Irina Chunikhina, École des hautes études en sciences sociales (EHESS).


16 h
La Vierge de Vladimir de la galerie Trétiakov : des cimaises du musée à l’autel
par Michel Rutschkowsky, Inspection générale des musées de France.


Elle débute avec l’apparition des « Russes » dans l’histoire latine, byzantine et arabe et les rivalités entre Latins, Vikings et Byzantins. À celles-ci succèdent les premières conversions dans la Rous’de Kiev, qui aboutissent au célèbre « baptême » du prince Vladimir en 988. La Rous’ devient alors définitivement chrétienne et reprend le modèle ecclésiastique de Constantinople.

 

L’art s’épanouit, puis, après la coupure introduite au XIIIe siècle par l’invasion et la domination mongoles, renaît dans les grands centres de la Russie médiévale.


Au XVIe siècle, Moscou, qui se proclame « Troisième Rome » et devient une « Nouvelle Jérusalem », inaugure un nouvel âge d’or de l’art russe qui culmine avec le couronnement d’Ivan le Terrible comme tsar (1547) et l’avènement du patriarche de Moscou (1589).

Enfin, après le « temps des troubles », les conflits et renouveaux qui traversent le XVIIe siècle sous les premiers Romanov et la réforme du patriarche Nikon précèdent les changements politiques et esthétiques radicaux imposés par Pierre le Grand.

 


La collection Motais de Narbonne
Tableaux français et italiens des XVIIe
et XVIIIe siècles

 

25 mars - 21 juin

 


Depuis deux siècles, les collections du Louvre n’ont cessé de s’enrichir grâce à celles de généreux amateurs. Pour certains, leur collection a été créée avec la volonté de compléter les lacunes du musée ; pour beaucoup d’autres, le musée a été à l’origine de leur vocation de collectionneur, tout en les aidant à former leur goût.

 

Héléna et Guy Motais de Narbonne, amateurs parisiens familiers du musée, ont constitué avec passion, depuis le début des années 1980, une collection remarquablement cohérente.


Cette exposition la révèle au public du Louvre à travers une quarantaine de peintures françaises et italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles, dont les sujets sont, pour la plupart, religieux et mythologiques. Certaines, inédites, sont l’œuvre d’artistes déjà bien représentés au Louvre tels que Bourdon, Le Brun, Tassel, Boucher, Subleyras ou Vien, mais aussi Creti, Giordano ou Preti.

D’autres, en revanche, sont dues à des peintres absents du Louvre. Ainsi, grâce au don de ces deux collectionneurs, deux tableaux de Déruet et de Viani viennent enrichir désormais le fonds de peinture ancienne.
En faisant découvrir cet ensemble de peintures inconnus des visiteurs du Louvre, cette exposition fournit l’occasion de montrer qu’il est encore possible aujourd’hui de composer une collection de grande qualité. Tout en témoignant de l’esprit du musée, attentif à l’action des collectionneurs qu’il considère comme complémentaire de la sienne.

 


Toussaint Dubreuil (1561-1602),

 

Premier peintre d’Henri IV

 

25 mars - 21 juin

 

 

Peintre du roi sous Henri IV, merveilleux luthiste, passionné d’équitation comme on peut l’être quand on est l’enfant d’un sellier, capable de jouter à la lance aussi bien qu’un fils de famille,Toussaint Dubreuil semble avoir eu dans sa vie ces nobles manières qui donnent de l’assurance au bonheur. Son art doit être lu à la lumière de cette maîtrise du corps qui fait de la vie sociale un engagement physique et de cette virtuosité musicale qui, en accompagnant le chant, conduit à la poésie. Ses contemporains, qui l’appréciaient, parlent de ses « beaux tableaux » ; ils l’estimaient « singulier en son art ». Ceux qui redoutaient son talent soulignaient son ambition « d’invanter et peindre ansamble » comme l’avait fait Primatice à Fontainebleau. Ils l’ont vu disparaître jeune, en 1602, laissant derrière lui l’image d’un peintre « exceptionnellement intelligent et savant notamment quant au dessin et aux nus ».

 

En vingt ans, il avait fait siennes les meilleures expériences des artistes maniéristes actifs en Italie (Michel-Ange, Tibaldi, Passerotti) ou en France (Primatice, Niccolò dell’Abate, Antoine Caron) et, non content d’être leur brillant héritier, il s’était imposé, avant Martin Fréminet et Ambroise Dubois, comme le maître incontesté de la seconde école de Fontainebleau, créant en France, par la virtuosité, l’emphase et l’énergie de son dessin, l’équivalent exact de l’art d’un Goltzius ou d’un Cornelisz van Haarlem aux Pays-Bas. À la fin de sa brève carrière, sans doute  informé de la réforme artistique conduite par les Carrache à Bologne, il a su trouver une expression nouvelle, claire et éloquente, qui ouvrait la voie au classicisme français de La Hyre, Vouet et Poussin.

 

Ce faisant, il a été à la peinture française, moins la sévérité, ce que Malherbe a été à la poésie.

Cette exposition – la première à être consacrée à Toussaint Dubreuil – présente cinquante de ses dessins parmi les plus beaux et les plus méconnus de l’art français.

 


La civilisation de Méroé :
nouveaux enjeux, nouvelles découvertes

 

Jeudi 25 mars au  26 Juin 2010

 


En introduction à l’exposition « Méroé : un empire sur le Nil », le musée du Louvre organise, en partenariat avec la Délégation du Soudan à l’Unesco, une journée de présentation de cette civilisation méconnue qui s’est développée sur les rives du Nil subsaharien.


Les conférences, aux thèmes variés, abordent en particulier la question du caractère mixte de cette civilisation, qui mêle fonds autochtone africain, culture pharaonique et influences gréco-romaines. Les nouvelles investigations archéologiques sont aussi évoquées, à Méroé même et dans sa région, où les perspectives de recherche sont immenses.

 

En termes de civilisation urbaine, royale mais aussi écrite, Méroé illustre la Haute Antiquité de l’Afrique.

 

EN LIEN AVEC L’EXPOSITION MÉROÉ
Auditorium et Institut du monde arabe


Le département des Antiquités égyptiennes étend ses frontières vers le sud et propose une exposition sur l’empire de Méroé dont le propos est de faire connaître la majesté de cette civilisation antique, où se mêlent des influences africaines, égyptiennes et gréco-romaines. Située au Soudan à deux cents kilomètres au nord de l’actuelle Khartoum, Méroéville, capitale du royaume, est connue pour ses pyramides destinées aux rois et aux reines qui ont dominé la région entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IVe siècle après J.-C.

 

Constituée essentiellement de prêts du musée de Khartoum – dont la célèbre statue en bronze doré d’un roi archer –, du British Museum, du World Museum et du Garstang Museum de Liverpool, des musées de Munich, de Berlin ou de Leyde, cette exposition réunit près de deux cents oeuvres qui évoquent l’originalité et la puissance de l’Empire de Méroé, magnifique exemple de ces cultures mixtes qui se sont développées dans l’Antiquité avant l’arrivée du christianisme. La vie quotidienne, l’artisanat, les systèmes sociaux, les rois et leurs insignes du pouvoir, le rôle des reines, connues sous le nom de candaces, dans le gouvernement, les cultes, où cohabitent Amon l’Égyptien et Dionysos le Grec, ainsi que l’au-delà tel que le concevait le peuple de Méroé sont les thèmes principaux.

 

Une place particulière sera consacrée à la redécouverte des ruines des pyramides de Méroé en 1821 par Frédéric Cailliaud, ainsi qu’aux fouilles archéologiques menées depuis 2007 à Mouweis, site du coeur de l’Empire, par le département des Antiquités égyptiennes. Un choix d’objets découverts lors des trois dernières campagnes témoigne de l’action menée sur le terrain par le Louvre.

 


Joseph Kosuth
‘ni apparence ni illusion’

 

22 octobre 2009 - juin 2010

 


Le mur, constitué de pierres gravées de marques anonymes, auxquelles se superposent ces signes de néons – les phrases n’existent que grâce à la lumière –, devient à la fois surface et support.

 

Le déchiffrage s’opère lentement, emportant le visiteur dans une expérience poétique et sensorielle, véritable méditation sur l’histoire, l’archéologie et la perception sensible.

 

« Voir n’est pas aussi simple que regarder », a coutume de dire Joseph Kosuth, l’un des artistes majeurs et fondateurs de l’art conceptuel. En témoigne cette installation, commande du musée du Louvre, que l’artiste a choisi de présenter dans l’espace du Louvre médiéval dont les anciens remparts, le donjon et la crypte constituent le support idéal d’une déambulation littéraire, philosophique et poétique. Quinze phrases écrites par l’artiste – pour la première fois, il renonce aux emprunts littéraires ou philosophiques – s’inscrivent très précisément dans les angles, les surfaces, les courbes et les recoins de l’architecture.

 


Une passion pour Delacroix
La collection Karen B. Cohen

 

16 décembre 2009 - 5 avril 2010

 

Musée Eugène-Delacroix

 

 

Durant plusieurs décennies, avec enthousiasme et perspicacité, Karen B. Cohen a rassemblé une remarquable collection d’oeuvres d’Eugène Delacroix. Avant de rejoindre pour l’essentiel le Metropolitan Museum of Art de New York – institution dont Karen B. Cohen est Honorary Trustee –, une centaine d’esquisses et de dessins de Delacroix ont été sélectionnés pour cette exposition parisienne. Trois mois durant, ils retrouvent exceptionnellement les murs dans lesquels ils figurèrent jusqu’en 1864, offrant un condensé de la carrière de l’artiste vu au travers du prisme d’une collection singulière.

 

L’intérêt de cette collection est de ne pas se limiter aux aspects les plus évidents du génie de Delacroix, mais de couvrir tous les domaines, des carnets de croquis aux grandes feuilles, des copies d’après l’Antique ou Rubens aux recherches pour les grands décors muraux, s’attachant à l’anatomie humaine comme aux combats d’animaux féroces, aux nuages normands comme aux flamboyants souvenirs du Maroc. L’exposition est l’occasion, en outre, de confronter certaines de ces oeuvres avec des pièces issues du musée du Louvre ou d’autres collections françaises qui enrichissent cette présentation inédite.

 


Actualités de la recherche

Archéologique

 

 

Sous l’égide des départements du musée du Louvre, des spécialistes sont invités à présenter leurs plus récentes découvertes et les orientations de la recherche archéologique.


Orient et occident au Moyen Âge

 

Lundi 12 avril à 12 h 30
Dernières découvertes archéologiques à merv (turkménistan) : la période de transition arabo-sassanide par Gabriele Puschnigg, International Project

 


Antiquités égyptiennes

 


Antiquités grecques, étrusques et romaines

 


Antiquités orientales

 

Vendredi 2 avril 2010 à 12h30
Le village néolithique  de Dja’de (Syrie) et les plus anciennes peintures murales connues (vers 9 000 av. J.C.

 

 

www.louvre.fr

 

 



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