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of Professionals and Lovers of Art
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January 2011

January 1, 2011

EXPOSITIONS

 

Franz Xaver Messerschmidt
(1736-1783)

 

Du 28 janvier au 25 avril 2011

 

 

 

Immersion dans l’univers de ce grand sculpteur allemand du xviiie siècle, dont l’audace séduit toujours le public d’aujourd’hui.

 

Professeur-adjoint à l’Académie royale de Vienne et portraitiste des cercles aristocratiques et intellectuels vivant dans la capitale autrichienne, Franz Xaver Messerschmidt développe son art à son retour d’Italie, en 1766, en s’appuyant sur une riche tradition et une grande virtuosité technique. Des revers de fortune s’abattent sur lui au cours de la décennie suivante, le privant d’un poste convoité de professeur et le poussant à quitter l’Autriche.

 

Après un court séjour en Bavière, il s’installe définitivement en 1777 à Presbourg (actuelle Bratislava), où il mourra en 1783. C’est dans cette ville qu’il développe une production de têtes sculptées – qu’il avait initiée auparavant –, appelées après sa mort « têtes de caractère ». Exécutées en métal (un alliage fait majoritairement avec de l’étain et/ou du plomb) et en albâtre, ces têtes, exclusivement masculines et correspondant à différents âges, sont strictement frontales et surmontent l’amorce d’un simple buste.

 

La représentation de l’expérience émotionnelle, la fidélité avec laquelle l’artiste rend l’expression du visage (yeux grands ouverts ou fermés par des paupières serrées, bouches grimaçantes, traits crispés) sont impressionnantes de maîtrise.
Riche d’une trentaine d’oeuvres, dont une  tête acquise par le musée du Louvre en 2005, cette première exposition organisée en France sur Franz Xaver Messerschmidt en illustre la personnalité mais aussi le génie, capable de décrire les multiples aspects des tensions de l’âme.

 

 

Tony Cragg

 

Du 28 janvier au 25 avril

 


À l’occasion de la première rétrospective du sculpteur allemand Franz Xaver Messerschmidt, le musée du Louvre présente un ensemble de sculptures de l’artiste anglais Tony Cragg dans les cours Marly et Puget, consacrées à la sculpture monumentale française.

La confrontation de l’oeuvre de Tony Cragg avec les « têtes de caractère » de Messerschmidt concerne plus particulièrement une sculpture en bronze représentant également, sous un certain angle de vue, par ses déformations et superpositions de strates, un profil humain particulièrement expressif.

Les cinq sculptures choisies par Tony Cragg pour dialoguer avec celles des cours Marly et Puget sont de tailles, de formes et de natures variées, reflétant ainsi la diversité de sa pratique de sculpteur tant au niveau des matériaux (bronze, marbre, fibre de verre, bois), des couleurs (blanc, rouge, noir), que des méthodes utilisées (circonvolutions autour d’un axe central, déplacement latéral des volumes en oblique et en surplomb, accumulation de fines strates, percement de la surface).

Des sculptures conçues sur le même principe, mais de différentes tailles, permettent ainsi d’aborder la question de l’échelle, et une sculpture en deux parties, (Double Zig) fait écho à certaines œuvres de la collection du Louvre.

 

PRÉSENTATION
Mercredi 16 février à 12 h 30

 

 

Tony Cragg
Seconde nature

FACES À FACES

 

Vendredi 4 février à 20 h


Tony Cragg, en discussion avec Jon Wood, Leeds, Henry Moore Institute Loin d’une vision statique et immuable de la sculpture, Tony Cragg évoquera ici les notions de fluidité et de passage, centrales dans son oeuvre. C’est notamment en s’inspirant de la figure humaine et de ses représentations, comme celles du sculpteur Messerschmidt, et de manière plus générale des formes organiques puisées dans la nature qu’il élabore un langage artistique singulier. Il abordera ces questions avec Jon Wood, spécialistede la sculpture moderne et contemporaine.

 

 

 

EXPOSITIONS EN COURS

 

 

L’Antiquité rêvée

Innovations et résistances au XVIIIe siècle

 

Du 2 décembre 2010 au 14 février 2011

 

 

Alors que l’art du XVIIIe siècle est souvent perçu comme une marche progressive du petit goût rocaille vers un grand goût classique, cette exposition met en lumière les différentes expériences qui en ont renouvelé les formes et les thèmes artistiques. Cent cinquante œuvres peintures, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs – réunies au sein de l’exposition illustrent les processus d’innovation, d’émulation, voire de résistance à l’antique dans l’Europe du XVIIIe siècle.

Dès les années 1720-1730, les vestiges archéologiques nouvellement exhumés provoquent des débats dans les académies et les cercles intellectuels européens. Tous les domaines artistiques sont gagnés par ce rêve d’une régénération par l’antique. En témoignent les tableaux de Mengs, de Batoni et de Greuze, les sculptures de Bouchardon, Falconet et de Pajou, les gravures de Piranèse, les projets d’architecture de Robert Adam et de Soufflot, ou encore les meubles dessinés par Petitot ou Chambers.

À partir des années 1750-1760, des contre-courants tempèrent cet engouement. Sous l’influence des oeuvres du Bernin et de Pierre de Cortone, de Tiepolo et de Solimena se dessine une tendance« néobaroque ». Gandolfi, Fragonard, mais aussi Goya ou l’architecte de Wailly l’illustrent à travers l’Europe. Plus en amont, les modèles du XVIe siècle, comme Michel-Ange, Corrège, Jules Romain ou Jean Goujon, alimentent une orientation « néomaniériste ». Plus tard, des artistes comme Füssli, Sergel ou Desprez nourrissent le courant dit « gothique » ou « sublime ». Enfin, le dernier quart du siècle voit s’affirmer un langage plus universel qui se radicalise sous l’égide de valeurs héroïques.

De sculptures en projets d’architectures, de toiles monumentales en grands marbres, la société européenne, à la veille de l’embrasement révolutionnaire, manifeste ainsi ses aspirations nouvelles.


CONFERENCES


Du 6 janvier au 10 février

Pourquoi l’antique chez les modernes ?

 

Jeudi 6 Janvier 2011 à 18h30
Le retour à l’antique français et la crise de l’image de Louis XV

 

Jeudi 13 Janvier 2011 à 18h30
Rome et l’antique : pour l’amour des Muses au XVIIIème siècle

 

Jeudi 20 Janvier 2011 à 18h30
Paraître à l’antique. Portraites et fantasmes au XVIIIème siècle

 

Jeudi 3 Février 2011 à 18h30
Ingres et Rodin ou les métamorphoses de l’antique

 

Jeudi 10 Février 2011 à 18h30
Le « frein du style » à Paris au début du XXème siècle : la sculpture libérée par la rigueur ?

 

Auditorium du Louvre
PARIS

 


Le Louvre au temps des Lumières
(1750-1792)

 

Du 11 novembre 2010 au 7 février 2011


Au sein de l’histoire exceptionnellement riche du Louvre depuis sa création au XIIIe siècle jusqu’à nos jours, le temps des Lumières semble synonyme de temps mort : aucune construction nouvelle ne fut entreprise et, en dépit de quelques tentatives, le bâtiment resta dans l’état inachevé de ruine grandiose où Louis XIV l’avait laissé.

Cependant, le Louvre, cette « grande chaumière de la monarchie », selon l’expression de l’historien et académicien Marc Fumaroli, accueillit sans distinction les personnalités et les activités les plus diverses et devint un véritable creuset de réflexion sur les enjeux d’une société en plein débat sur elle-même : réflexion urbaine, qui prend naissance sous l’administration du marquis de Marigny autour de l’achèvement d’un palais au coeur de la capitale ; réflexion sur la place des intellectuels et des arts dans la société, avec son successeur le comte d’Angiviller, initiateur du projet de muséum qui allait devenir, sous la Révolution, l’embryon de l’institution que nous connaissons aujourd’hui.

Si le Louvre a fait rêver les hommes du temps des Lumières, il a aussi été le cadre désordonné et inachevé de leur vie quotidienne. Ancienne demeure royale, les Tuileries hébergent le souverain lors de ses séjours à Paris, ponctuels sous Louis XV, permanents et forcés pour Louis XVI entre 1789 et 1792. Le Louvre abrite aussi tous ceux que la monarchie veut accueillir : administrations, logements de fonction et de faveur pour la noblesse ou pour les artistes… qui font du palais le kaléidoscope de la société des Lumières. Louvre rêvé, Louvre vécu, c’est ce que l’exposition invite à découvrir, essentiellement autour de dessins d’architecture, de tableaux et d’une médaille.

 

 

 

Luca Cambiaso
Maître de l’école génoise, 1550-1620

 

Du 11 novembre 2010 au 7 février 2011

 

 


Célèbre de son vivant pour les décors qu’il a peints dans les somptueux palais génois et pour son imagination inépuisable, Cambiaso a été l’un des premiers artistes dont l’oeuvre graphique a intéressé les grands collectionneurs y compris hors d’Italie. En France, le banquier Everhard Jabach et le roi Louis XIV en ont saisi l’intérêt, et l’acquisition de ses feuilles s’est poursuivie tout au long des siècles de manière constante.

Cambiaso a été apprécié par les collectionneurs les plus raffinés comme Pierre-Jean Mariette  -historien d’art et grand collectionneur du début du XVIIIe siècle –, Saint-Morys ou encore le comte d’Orsay. Leur goût a contribué à la richesse du fonds du Louvre.

Cette exposition présente une cinquantaine de dessins de cet artiste et de son école issus du Cabinet des dessins du musée. Leur diversité permet d’évoquer l’art de ce grand innovateur, dont le regard s’était tourné d’abord vers Michel- Ange et Perino del Vaga, puis vers Corrège et les Vénitiens dans la maturité, comme le montre le tableau de Vénus et Adonis, donné par la Société des Amis du Louvre en 2008.

Cette présentation met en lumière un artiste éblouissant, au trait sûr et rapide, et offre l’occasion de mieux comprendre la fonction du dessin pour Cambiaso, ses collaborateurs – il forma de nombreux artistes – et ses imitateurs. Elle révèle l’imaginaire d’un artiste dont les inventions graphiques ont fasciné les créateurs du XXe siècle.

 

 

 

Contrepoint, l’art contemporain russe
de l’icône à l’avant-garde en passant par le musée

 

Du 14 octobre 2010 au 31 janvier 2011

 


À la suite de l’exposition « Sainte Russie, l’art russe des origines à Pierre le Grand », le musée du Louvre a souhaité rendre compte de la création contemporaine russe, encore mal connue en France, en exposant les oeuvres d’une quinzaine d’artistes représentant diverses générations et différents courants.

Pour cette exposition, le musée – qui ne possède pas de département slave – a choisi les espaces du Louvre médiéval. En effet, ces vestiges archéologiques sont porteurs d’utopies architecturales auxquelles font écho les travaux d’artistes comme Ilya et Emilia Kabakov, Igor Makarevich et Elena Elagina ou Pavel Pepperstein. Cet espace souterrain suscite également la fiction et l’imaginaire comme le montrent les oeuvres d’Alexeï Kallima, Valery Koshlyakov et Vadim Zakharov, mais aussi de Yuri Leiderman, qui réalisera une performance dans la série de ses Geopoetics, et de Yuri Albert, qui invitera à une visite des collections les yeux bandés. Autre espace investi par ce Contrepoint, le jardin des Tuileries recevra le Pavillon Rotonda II d’Alexander Brodsky, célèbre architecte mais également sculpteur. Peintures, sculptures, dessins, photographies, vidéos, performances : tous font référence à la tradition artistique russe, de l’icône au musée en passant par une relecture critique de l’avant-garde. À l’entrée, La Liberté d’Erik Boulatov donne le ton, engageant un discours entre esthétique propagandiste réaliste et hommage à Delacroix..

Les artistes n’ont de cesse de citer le suprématisme et le constructivisme, les peintures iconiques de Malevitch et la Tour de Tatline, symbole de l’utopie révolutionnaire comme de la Tour de Babel. D’autres comme Komar et Melamid, Avdei Ter-Oganyan et Blue Noses se consacrent à une vision ironique de l’histoire de l’art. À l’inverse, les vidéos d’Olga Chernysheva et Dmitry Gutov, s’inspirant des chefs-d’œuvre de la galerie Tretiakov et du Russian Museum,offrent une vision plus poétique du musée.


 

Cy Twombly
The Ceiling

ART CONTEMPORAIN

 

à partir du 25 mars


 

Troisième commande pérenne passée à un artiste contemporain après Anselm Kiefer et François Morellet, le plafond peint par Cy Twombly pour la salle des Bronzes est une œuvre monumentale, plus de 350 m², et surprenante, par le parti pris inédit que propose le peintre. Cy Twombly est en effet connu pour ses peintures-écritures au graphisme nerveux, ou bien pour ses éclaboussures et dégoulinures de couleurs vives.

Ici, point de trace de cette expressivité romantique, mais un immense ciel bleu, animé par le mouvement de quelques sphères flottantes et rythmé par des cartouches blancs en réserve où s’inscrivent les noms des principaux sculpteurs grecs : Praxitèle, Phidias, Myron, Polyclète.

L’objectif de l’artiste était de répondre le plus parfaitement possible à l’architecture du lieu, à cette longue salle rectangulaire abritant la collection des bronzes antiques. Ainsi les formes rondes et flottantes de ce que l’on peut interpréter comme des boucliers, des planètes ou des pièces de monnaie permettent d’alléger et d’approfondir l’espace bleu, tandis que la géométrie des bandeaux blancs vient contrebalancer ce lent mouvement.

Artiste américain, né en 1928 à Lexington (Virginie), mais aussi méditerranéen puisqu’il vit en Italie depuis 1959 et qu’il a effectué de nombreux séjours en Grèce, Cy Twombly est non seulement amateur et collectionneur d’antiques, mais son oeuvre entier s’inspire de la mythologie, de la poésie et des personnages de l’Antiquité.

Cette quasi-monochromie et ce dépouillement rappellent ses premières peintures des années 1960.

 

 


ACQUISITION

 

Les vases de Paestum

De décembre 2010 à juin 2011


Antiquités grecques, aile Sully, 1er étage,

 

 


Colonie grecque fondée vers 600 avant notre ère, Poseidonia-Paestum illustre le phénomène historique majeur de l’implantation des Grecs sur les côtes d’Italie méridionale. Attirées par cette cité florissante, les populations indigènes de l’intérieur des terres en prennent le contrôle vers la fin du Ve siècle, avant d’être soumises à leur tour par les Romains. Paestum est redécouvert au milieu du XVIIIe siècle par des voyageurs et des artistes (Soufflot, Labrouste). Les premières fouilles, au cours du XIXe siècle, mettent au jour les nécropoles autour de la cité. Celles-ci révèlent des tombes du IVe siècle avant notre ère, aux parois décorées de fresques et contenant de nombreux vases peints. La collection du Louvre permet de mesurer l’importance des artisans paestans dans le panorama de la céramique grecque d’Italie méridionale.

 

 

 

Actualités de la recherche
Archéologique

 

 

Sous l’égide des départements du musée du Louvre, des spécialistes sont invités à présenter leurs plus récentes découvertes et les orientations de la recherche archéologique.


- Orient et Occident au Moyen Âge

 

 

Mercredi 2 février à 12 h 30
Construction et évolution des fortifications du Mont-Saint-Michel (XIIIe-XVIIIe siècle) par François Delahaye, Inrap.


Mercredi 2 mars à 12 h 30
Les fouilles de Qalhât, port médiéval d’Oman par Axelle Rougeulle, CNRS.

 

Jeudi 31 mars à 12 h 30
Espaces funéraires et mémoriels dans les monastères francs-comtois de Luxeuil et de Saint-Claude à partir des découvertes archéologiques récentes par Sébastien Bully, CNRS.

 

 

- Antiquités égyptiennes

 

 

Lundi 14 février à 12 h 30

Paysages sacrés pour les vivants et les morts. Découvertes récentes à Quesna et à Kom el-Ahmar Minouf (Delta) par Joanne Rowland, Freie Universität, Berlin.

 

Lundi 28 mars à 12 h 30

Derniers visages des dieux d’Égypte. Quand, à Tebtynis, le dieu crocodile Sobek prend les habits de Saturne par Vincent Rondot, université Lille-3.

 

 

- Antiquités grecques, étrusques et romaines

 

 

Lundi 17 janvier à 12 h 30

Cumes : archéologie de la plus ancienne colonie grecque d’Occident par Matteo D’Acunto, Università degli Studi di Napoli « L’Orientale ».

 

Lundi 14 mars à 12 h 30

Des vestiges de la Maison dorée de Néron sous le palais impérial de Domitien à Rome par Françoise Villedieu, CNRS, Centre Camille-Jullian, Aix-en-Provence.


 

- Antiquités orientales

 

 

Vendredi 28 janvier à 12 h 30

Recherches récentes au Massif rouge à Mari (Syrie), un jalon dans l’histoire des ziggurats mésopotamiennes (2500-2100 av. J.-C.) par Pascal Butterlin, université Paris-1-Panthéon-Sorbonne.

 

Vendredi 4 février à 12 h 30
Der’a et Tell al-Ash’ari de la Décapole, à la lumière de découvertes récentes (Syrie) par Qasem al-Mohammed, direction des Antiquités et des Musées de Syrie.

 

Vendredi 25 mars à 12 h 30
Göbekli Tepe (Turquie) – Les plus anciens sanctuaires mégalithiques de l’histoire de l’humanité par Klaus Schmidt, Deutsches Archäologisches Institut à Istanbul.


www.louvre.fr

 

 

 

 

 



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