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Mai 2011
1 Mai 2011

MAI 2011

 

 

EXPOSITIONS

 

Michal Rovner

 

Du 19 mai au 15 août

 


Artiste israélienne révélée en 2005 à l’occasion de sa rétrospective « Fields of Fire » au Jeu de Paume, Michal Rovner, marquée par les conflits sociopolitiques du Moyen-Orient, développe une oeuvre multimédia sur les thèmes de l’archéologie, de la mémoire et du territoire.

 

Elle envisage le passé dans son perpétuel mouvement. « Je souhaite trouver cette connexion avec les pierres, dit-elle à propos de son travail. Ce qui m’intéresse le plus, c’est ce processus temporel. Le Louvre permet ce déplacement temporel et spatial d’une salle à l’autre, d’une époque à l’autre. »

Pour cette exposition, elle choisit d’investir les salles du département des Antiquités orientales du musée consacrées à la Syrie, à la Jordanie et à la Palestine, ainsi que les fossés médiévaux.

 

Concevant ses œuvres in situ, l’artiste projette ses vidéos directement sur les murs et les objets antiques. Elle opère ainsi par stratification, faisant se superposer les façades du palais et les fondations, et dialoguer ses écritures de silhouettes animées avec les inscriptions antiques des stèles et des sarcophages.

 

L’exposition s’étend sur l’esplanade de la cour Napoléon (sous réserve), où Michal Rovner présente deux temples, l’un en ruine, l’autre bâti. Ces édifices intitulés Makom, « espace » en hébreu, sont construits par des maçons d’origines et de confessions différentes avec des pierres collectées dans les décombres des maisons de Jaffa, Gaza, Jérusalem, Bethléem…

L’artiste livre une oeuvre engagée, sensible et méditative abolissant les frontières entre les époques et les cultures.

 

 


EXPOSITIONS EN COURS

 


Claude le Lorrain
Le dessinateur face à la nature

 

Du 21 avril au 18 juillet

 


Au cours d’une longue carrière presque entièrement faite à Rome, de la fin des années 1620 jusqu’à sa mort en 1682, Claude Gellée, dit le Lorrain, a créé un art du paysage qui a profondément influencé les générations suivantes et, à bien des égards, changé la façon dont nous percevons la nature. Si avant lui, dans les premières années du XVIIe siècle, Annibal Carrache et ses élèves avaient perfectionné un type de paysage « classique », Claude Gellée a parfait ce genre en y apportant son don pour une peinture fine, lisse et extrêmement raffinée, et surtout une sensibilité extraordinaire pour les effets de lumière et les phénomènes de la nature.

 

Né vers 1604 ou 1605 dans une famille modeste, le jeune adolescent quitte sa Lorraine natale pour gagner l’Italie, comme pâtissier ou ornemaniste selon ses biographes. Vers 1620, il est à Rome, ville depuis laquelle il fait des excursions dans la Campagna – souvent en compagnie d’autres artistes, parmi lesquels Herman van Swanevelt, Pieter van Laer et Nicolas Poussin – pour y dessiner d’après le motif. En témoignent un grand nombre de feuilles qui sont visiblement le fruit d’une observation directe, d’une beauté et d’une vérité éclatantes, de la nature, et qui offrent sans doute la meilleure approche pour apprécier à son juste niveau l’art de Claude Gellée.

 

C’est pourquoi cette exposition est essentiellement consacrée à son oeuvre dessiné, issu de deux fonds importants : celui du Louvre et celui du musée Teyler de Haarlem, Pays-Bas (dont la majorité n’a été exposée que rarement). Ensemble, les deux institutions permettent de couvrir l’intégralité de la carrière de ce dessinateur infatigable, dont la variété de l’oeuvre dessiné n’a d’égale que sa beauté.

 

Une douzaine d’importants tableaux du maître, prêtés par des musées français et étrangers, complètent l’exposition, permettant de mieux cerner le rôle joué par l’étude dessinée dans l’oeuvre peint du Lorrain.

Croquis sur le vif, dessins préparatoires, grandes compositions de paysages à caractère religieux ou mythologique témoignent de l’oeuvre de ce peintre, dessinateur et graveur, reconnu comme l’un des grands maîtres du paysage.

 

 


Rembrandt
et la figure du Christ

 

Du 21 avril au 18 juillet

 

 


Mais à quoi donc pouvait vraiment ressembler le Christ ? Cette question, qui semble avoir  reçu jusque-là une réponse unique, Rembrandt la pose de nouveau en plein Siècle d’or.

Ce faisant, il ouvre la voie à de nouvelles recherches picturales et réinvente la grande peinture. Il cherche à représenter l’émotion éprouvée et suscitée par le Christ, faisant du corps de celui-ci le réceptacle des sentiments.

 

Un sujet de choix pour un peintre soucieux de rendre compte des passions et de la vérité d’un destin individuel. Visage, corps, silhouette…, des lignes générales au détail de la peau : tout cela compose la « figure » du Christ vue par Rembrandt.

 

L’exposition n’a donc pas pour but de montrer un florilège de représentations de « cette personne supérieure », pour reprendre une formule célèbre, peintes par Rembrandt ni d’offrir une somme sur le sujet. Tout au contraire, il s’agit – à partir d’un groupe d’oeuvres montrant toutes Jésus en buste – de mettre en scène une énigme que le « cas Rembrandt » soumet à l’histoire de l’art : l’éventualité paradoxale d’une représentation du Christ d’après nature, sur le vif – à Amsterdam au coeur du XVIIe siècle – et dans laquelle entrerait une forme de véracité historique. Pour ce faire, Rembrandt aurait fait poser un jeune homme de la communauté juive d’Amsterdam dans son atelier, et se serait par la suite inspiré de ces études, peintes ou dessinées par lui et ses élèves, dans sa peinture d’histoire.

 

Unique, cette démarche soulève plusieurs questions : la part de l’originalité foncière de Rembrandt, les motivations proprement artistiques d’une telle entreprise, la beauté qui peut en résulter, son importance en regard des commentaires (visuels et textuels) immensément nombreux sur la figure du Christ… L’exposition a à coeur de mettre en avant les données essentielles de ces questions, tout en insistant sur le cas des Pèlerins d’Emmaüs, un chef-d’oeuvre questions : la part de l’originalité foncière de Rembrandt, les motivations proprement artistiques d’une telle entreprise, la beauté qui peut en résulter, son importance en regard des commentaires (visuels et textuels) immensément nombreux sur la figure du Christ…

 

L’exposition a à coeur de mettre en avant les données essentielles de ces questions, tout en insistant sur le cas des Pèlerins d’Emmaüs, un chef-d’œuvre du Louvre récemment restauré.

 

 

TABLE RONDE

Mercredi 20 avril
Auditorium / Entrée libre

 

 

Le Christ de Rembrandt

 

 

Durant cette table ronde, seront débattues certaines des questions majeures posées par l’exposition : en quoi l’iconographie rembranesque du Christ se distingue-t-elle de l’imagerie traditionnelle ?

Comment caractériser les rapports qu’entretiennent entre elles les peintures de Rembrandt montrant le Christ ? Comment situer la recherche de Rembrandt autour de la figure de Jésus dans l’enquête sur l’Orient dont la Hollande du Siècle d’or est l’un des acteurs européens ? Par ailleurs, seront examinées certaines découvertes permises par l’exposition : à cet égard, le cas des Pèlerins d’Emmaüs, récemment restauré, est exemplaire.

 

En collaboration avec le département des peintures

 

 

 

Pietro da Cortona et Ciro Ferri
L’invention baroque

 

Du 10 mars au 6 juin 2011

 

 


Pietro da Cortona (1597-1669) compose avecBernini et Borromini la triade des grands maîtres du baroque romain. Au service de trois papes successifs, Urbain VIII, Innocent X et Alexandre VII, il a profondément transformé l’art de peindre dans la Ville éternelle, enrichissant la leçon d’Annibale Carracci par ses recherches sur l’illusionnisme, l’unification de l’espace figuré et la lumière vénitienne.

 

Artiste aux dons variés, il est également un architecte original, qui a rompu avec la planéité des façades d’église, et reconnu : Louis XIV l’a ainsi sollicité pour le palais du Louvre. Son talent et ses commandes prestigieuses ont attiré vers lui de nombreux élèves et disciples, dont Ciro Ferri (1634-1685), le plus fidèle et l’un des plus doués.

Formé dans la tradition du dessin florentin, Cortona a élaboré un style par essence romain, celui de l’Église triomphante qui se plaît à glorifier la Création. Nus sensuels à la sanguine, drapés irradiants à la pierre noire, recherches de composition à la plume : il a fait du dessin un instrument privilégié de son invention, laquelle s’est démultipliée grâce aux variations de Ciro Ferri, et diffusée en Europe grâce aux gravures. Aussi est-il l’un des principaux acteurs de ce bouillonnement artistique de la Rome du XVIIe siècle, dont les effets se font sentir aussi bien à Florence qu’à Paris, et plus encore à Versailles.


 

PRÉSENTATION
Jeudi 7 avril à 12 h 30
Auditorium par Bénédicte Gady,

 

 

Louis de Boullogne (1654-1733)
Premier peintre du roi

 

Du 10 mars au 6 juin 2011

 

 

Longtemps éclipsée par le rôle flamboyantd’un Charles Le Brun (né en 1619) et le charme voluptueux d’un François Boucher (né en 1703), la génération des artistes français nés vers le milieu du XVIIe siècle reste inégalement connue.

 

Né dans une famille de peintres, Louis de Boullogne (Paris, 1654-1733) est représentatif de cette génération d’artistes formés par la nouvelle Académie de peinture et de sculpture, où il occupera plus tard les plus hautes fonctions.

Son style souple et élégant assure avec brio la transition entre la période dite « classique » et la production rococo. Il est aussi – et ce n’est pas le moindre aspect de son talent – un formidable dessinateur. Avec près de deux cents feuilles, le département des Arts graphiques peut s’enorgueillir d’être, et de loin, la collection publique la plus importante de dessins de Louis de Boullogne. Cet ensemble est non seulement important mais surtout bien représentatif de l’exceptionnelle production dessinée de l’artiste. Le choix opéré dans la riche collection du Louvre permet à la fois d’évoquer le brillant parcours de Louis de Boullogne et d’illustrer – notamment grâce à ses remarquables travaux préparatoires, souvent à la pierre noire et blanche sur papier bleu – les multiples facettes de son talent de dessinateur.

 

 

 

Égypte de pierre, Égypte de papier
Prisse d’Avennes (1807-1879)

 

Du 2 mars au 2 juin 2011

 

 


Attiré par l’orientalisme, Prisse d’Avennes est l’un des ardents voyageurs de la première moitié du XIXe siècle à sillonner les rives du Nil. Il s’intéresse autant aux ruines pharaoniques qu’aux monuments arabes.


L’esprit curieux, il approche la diversité du pays comme un archéologue, un égyptologue, ou encore comme un ethnologue. Pendant ses deux séjours – le premier, long de dix-sept années de 1827 à 1844, le second, un simple voyage entre 1858 et 1860 –, il amasse une riche moisson de notes manuscrites, restées le plus souvent inédites, et, pour capter l’authenticité des monuments, une oeuvre graphique considérable où se mêlent tous les supports : les calques aux aquarelles, les estampages et les photographies aux coupures d’ouvrages annotées. Dense et foisonnante, son œuvre fut léguée aux Manuscrits de la Bibliothèque nationale. À la différence des collectionneurs, il rapporte peu d’objets d’Égypte, mais ceux-ci, comme le papyrus qui porte son nom ou la Chapelle des ancêtres de Thoutmosis III aujourd’hui conservée au musée du Louvre, sont prestigieux pour leur importance historique.


C’est pourquoi l’exposition a l’originalité d’être présentée en deux lieux, l’« Égypte de papier » à la Bibliothèque nationale, avec de belles pièces sorties pour la première fois du fonds iconographique et qui illustrent autant l’art pharaonique que l’art arabe ; l’« Égypte de pierre » au Louvre, près de la Chapelle des ancêtres, avec des archives inédites sur l’histoire du transport de ce monument, et la découverte de sa signification depuis le XIXe siècle.

 

 

 

The Ceiling

ART CONTEMPORAIN

 

à partir du 25 mars

 

 


Troisième commande pérenne passée à un artiste contemporain après Anselm Kiefer et François Morellet, le plafond peint par Cy Twombly pour la salle des Bronzes est une œuvre monumentale, plus de 350 m², et surprenante, par le parti pris inédit que propose le peintre. Cy Twombly est en effet connu pour ses peintures-écritures au graphisme nerveux, ou bien pour ses éclaboussures et dégoulinures de couleurs vives.

 

Ici, point de trace de cette expressivité romantique, mais un immense ciel bleu, animé par le mouvement de quelques sphères flottantes et rythmé par des cartouches blancs en réserve où s’inscrivent les noms des principaux sculpteurs grecs : Praxitèle, Phidias, Myron, Polyclète.

 

L’objectif de l’artiste était de répondre le plus parfaitement possible à l’architecture du lieu, à cette longue salle rectangulaire abritant la collection des bronzes antiques. Ainsi les formes rondes et flottantes de ce que l’on peut interpréter comme des boucliers, des planètes ou des pièces de monnaie permettent d’alléger et d’approfondir l’espace bleu, tandis que la géométrie des bandeaux blancs vient contrebalancer ce lent mouvement.

 

Artiste américain, né en 1928 à Lexington (Virginie), mais aussi méditerranéen puisqu’il vit en Italie depuis 1959 et qu’il a effectué de nombreux séjours en Grèce, Cy Twombly est non seulement amateur et collectionneur d’antiques, mais son oeuvre entier s’inspire de la mythologie, de la poésie et des personnages de l’Antiquité.

 

Cette quasi-monochromie et ce dépouillement rappellent ses premières peintures des années 1960.

 

 

 

ACQUISITIONS

 

Les vases de Paestum

 

De décembre 2010 à juin 2011

 


Colonie grecque fondée vers 600 avant notre ère, Poseidonia-Paestum illustre le phénomène historique majeur de l’implantation des Grecs sur les côtes d’Italie méridionale. Attirées par cette cité florissante, les populations indigènes de l’intérieur des terres en prennent le contrôle vers la fin du Ve siècle, avant d’être soumises à leur tour par les Romains. Paestum est redécouvert au milieu du XVIIIe siècle par des voyageurs et des artistes (Soufflot, Labrouste). Les premières fouilles, au cours du XIXe siècle, mettent au jour les nécropoles autour de la cité. Celles-ci révèlent des tombes du IVe siècle avant notre ère, aux parois décorées de fresques et contenant de nombreux vases peints. La collection du Louvre permet de mesurer l’importance des artisans paestans dans le panorama de la céramique grecque d’Italie méridionale.

 

 

 

Actualités de la recherche
Archéologique

 

 

Sous l’égide des départements du musée du Louvre, des spécialistes sont invités à présenter leurs plus récentes découvertes et les orientations de la recherche archéologique.


- Orient et Occident au Moyen Âge

 

 

- Antiquités égyptiennes

 

Lundi 30 mai à 12 h 30


Des maisons, des temples et des pyramides : les fouilles de la villebpharaonique et kouchite de Kawab par Derek A. Welsby, British Museum, Londres.

 


- Antiquités grecques, étrusques et romaines

 

Jeudi 19 mai à 12 h 30


Découvertes récentes à Vergina par Chryssoula Saatsoglou-Paliadeli, université Aristote, Thessalonique.


- Antiquités orientales

 

Lundi 9 mai à 12 h 30


Khirbat al-Batrawy : une ville du IIIe millénaire av. J.-C. (Jordanie) par Lorenzo Nigro, Università « La Sapienza »,Rome.

 


Une vision des premières
fouilles en Assyrie

 

 

 

L’architecte et peintre Félix Thomas à Khorsabad (1853) Par Élisabeth Fontan, musée du Louvre, département des Antiquités orientales.

 

Ce tableau récemment acquis par le Louvre représente la mise au jour d’une porte de la ville de Khorsabad gardée par des taureaux androcéphales ailés. Le taureau de droite est aujourd’hui conservé au Louvre, mais celui de gauche a disparu dans le Tigre, lors d’une attaque du convoi qui le rapportait en France.


Avant d’être peintre, Félix Thomas fut architecte. À ce titre, il fut envoyé par le gouvernement en Mésopotamie, de 1851 à 1853. Sur le chemin du retour, il séjourna à Khorsabad, où le consul de France à Mossoul Victor Place poursuivait des fouilles archéologiques et dressa les plans du palais et de la ville. Rentré à Paris, Thomas réalisa les planches qui illustrent le grand recueil de Victor Place Ninive et l’Assyrie, une référence dans le domaine de la connaissance de l’architecture palatiale assyrienne. Puis il s’adonna à la peinture d’oeuvres orientalistes inspirées de ses voyages. En 1863, il présente au Salon ce tableau qui constitue un précieux témoignage pour la connaissance du site.

 

www.louvre.fr

 

 

 

 

 

 


 



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