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des Professionnels et des Amateurs de l'Art
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Juillet 2011
1 Juillet 2011

EXPOSITIONS

 

 

Le papier à l’œuvre

Les artistes et le papier
du xve siècle à aujourd’hui

 

Du 9 juin au 5 septembre

 

 


Blanc, coloré, transparent, huilé, tramé ou filigrané, découpé, déchiré ou malmené, récupéré, le papier est un acteur à part entière du dessin. En témoigne cette exposition qui rassemble une soixantaine d’oeuvres, du XVe siècle à aujourd’hui. Organisée en cinq ensembles, elle démontre la vivacité des ressources esthétiques du papier.

 

Le premier ensemble s’attache aux papiers de couleur : papier rose, avec des oeuvres deBotticelli, Degas ou Robert Barry ; papier bleu, avec notamment un dessin de Lavinia Fontana ; et huiles sur papier, support très en vogue à partir du XVIIIe siècle. Le deuxième propose une promenade à travers les métamorphoses du papier : feuille composite de Rubens, papiers collés de Braque et de Picasso, gouaches découpées de Matisse… Le troisième confronte des papiers choisis pour les effets qu’ils permettent, réalisés spécialement pour répondre aux spécificités d’une technique graphique ou fabriqués à la demande, à des papiers récupérés par les artistes, comme le verso d’une gravure coupée ou un morceau de carte à jouer.

 

Le quatrième ensemble est consacré aux papiers transparents et de report, avec des oeuvres de Le Brun, Cross ou Pierre Buraglio. Enfin, la dernière partie présente presque uniquement des oeuvres de la fin du XXe siècle – superpositions de Claude Viallat, tressages de François Rouan, papiers meurtris de Miquel Barceló ou de Christian Jaccard. Commissaire de l’exposition : Natalie Coural, avec la collaboration d’Hélène Grollemund et de Dominique Cordellier.

 

 

 

Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance
La peinture mise en page

 

Du 7 juillet au 3 octobre

 

 


Le fonds des enluminures conservé au Louvre, malgré la célébrité de ses chefs-d’oeuvre, est resté méconnu. La publication du catalogue raisonné de cet ensemble offre l’occasion d’en découvrir pour la première fois les raffinements.

 

Pendant plusieurs siècles, et même après le développement de l’imprimerie, les livres manuscrits sur parchemin ont été décorés de motifs ornementaux, de scènes figurées et de lettrines animées. Ces décors, souvent minutieusement peints de couleurs vives et précieuses, parfois enrichis d’or, pouvaient occuper aussi bien la page que sa marge, le coeur d’une lettre comme le folio entier, créer un cadre ou l’occuper.

 

Les livres peints étaient de natures très diverses : les petits bréviaires et les livres d’heures côtoyaient les grands graduels et les antiphonaires, et les textes littéraires se trouvaient parfois traités dans le même format que les ouvrages techniques ou scientifiques.

 

Si la Bibliothèque nationale de France a pour mission de conserver les manuscrits enluminés quand ils sont restés reliés, le Louvre, de son côté, a pour vocation de recueillir les pages magistrales qui, au fil du temps, ont été retirées des ouvrages démembrés et qui ont aujourd’hui le caractère autonome de petites peintures.

 

À son plus haut degré d’excellence, l’enluminure du Moyen Âge et de la Renaissance, aussi minuscule soit-elle, appartient en effet de plein droit au monde de la grande peinture.

 

En témoignent dans l’exposition les feuillets de Jean Fouquet, qui forment le coeur de cette anthologie de soixante-dix chefs-d’oeuvre de l’enluminure française, italienne et flamande entre le XIe et le XVIe siècle.


Soixante-dix enluminures italiennes, françaises, flamandes et germaniques provenant de manuscrits historiques, littéraires ou liturgiques et où dominent les chefs-d’oeuvre de lorenzo monaco, jean fouquet, guillaume vrelant, simon bening et giulio clovio. une vision précieuse sans égale, née de la rencontre du livre et de la peinture du XIe au XVIe siècle. à découvrir également : « les usages de l’astrolabe », un joyau de l’enluminure scientifique.

 

Présentation
Vendredi 16 septembre
à 12 h 30 / Auditorium / Tarif G
par Pier Luigi Mulas, université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand.

 

 


De Pollaiuolo à Verrocchio
Les premiers ateliers italiens

 

Du 7 juillet au 3 octobre

 

 

 

Dessins et incunables de la première renaissance issus de la collectionn du baron Edmond de Rothschild.

 

Donnée le 28 décembre 1935 au musée du Louvre par les héritiers du baron et de la baronne Edmond de Rothschild, la collection qui porte aujourd’hui le nom de son auteur réunit l’un des plus riches ensembles au monde d’estampes, de nielles et de dessins de la première Renaissance italienne.

 

Élaborée autour de la présentation de deux livres de modèles comptant parmi les plus anciens dessins italiens de la Renaissance, l’exposition – associant dessins des premiers maîtres et incunables souvent encore inédits à quelques pièces magistrales appartenant au Cabinet des dessins – présente au public une introduction à l’histoire de l’art de l’estampe en Italie, depuis ses origines jusqu’aux derniers ateliers du XVe siècle.

 

C’est tout l’esprit des premiers ateliers italiens de la Renaissance que révèle cet ensemble incomparable de chefs-d’œuvre des arts graphiques du Quattrocento.

 


EXPOSITIONS EN COURS

 

 

Michal Rovner

 

Du 19 mai au 15 août

 


Artiste israélienne révélée en 2005 à l’occasion de sa rétrospective « Fields of Fire » au Jeu de Paume, Michal Rovner, marquée par les conflits sociopolitiques du Moyen-Orient, développe une oeuvre multimédia sur les thèmes de l’archéologie, de la mémoire et du territoire.

 

Elle envisage le passé dans son perpétuel mouvement. « Je souhaite trouver cette connexion avec les pierres, dit-elle à propos de son travail. Ce qui m’intéresse le plus, c’est ce processus temporel. Le Louvre permet ce déplacement temporel et spatial d’une salle à l’autre, d’une époque à l’autre. »

Pour cette exposition, elle choisit d’investir les salles du département des Antiquités orientales du musée consacrées à la Syrie, à la Jordanie et à la Palestine, ainsi que les fossés médiévaux.

 

Concevant ses œuvres in situ, l’artiste projette ses vidéos directement sur les murs et les objets antiques. Elle opère ainsi par stratification, faisant se superposer les façades du palais et les fondations, et dialoguer ses écritures de silhouettes animées avec les inscriptions antiques des stèles et des sarcophages.

 

L’exposition s’étend sur l’esplanade de la cour Napoléon (sous réserve), où Michal Rovner présente deux temples, l’un en ruine, l’autre bâti. Ces édifices intitulés Makom, « espace » en hébreu, sont construits par des maçons d’origines et de confessions différentes avec des pierres collectées dans les décombres des maisons de Jaffa, Gaza, Jérusalem, Bethléem…

 

L’artiste livre une oeuvre engagée, sensible et méditative abolissant les frontières entre les époques et les cultures.

 

 


Claude le Lorrain
Le dessinateur face à la nature

 

Du 21 avril au 18 juillet

 

 


Au cours d’une longue carrière presque entièrement faite à Rome, de la fin des années 1620 jusqu’à sa mort en 1682, Claude Gellée, dit le Lorrain, a créé un art du paysage qui a profondément influencé les générations suivantes et, à bien des égards, changé la façon dont nous percevons la nature. Si avant lui, dans les premières années du XVIIe siècle, Annibal Carrache et ses élèves avaient perfectionné un type de paysage « classique », Claude Gellée a parfait ce genre en y apportant son don pour une peinture fine, lisse et extrêmement raffinée, et surtout une sensibilité extraordinaire pour les effets de lumière et les phénomènes de la nature.

 

Né vers 1604 ou 1605 dans une famille modeste, le jeune adolescent quitte sa Lorraine natale pour gagner l’Italie, comme pâtissier ou ornemaniste selon ses biographes. Vers 1620, il est à Rome, ville depuis laquelle il fait des excursions dans la Campagna – souvent en compagnie d’autres artistes, parmi lesquels Herman van Swanevelt, Pieter van Laer et Nicolas Poussin – pour y dessiner d’après le motif. En témoignent un grand nombre de feuilles qui sont visiblement le fruit d’une observation directe, d’une beauté et d’une vérité éclatantes, de la nature, et qui offrent sans doute la meilleure approche pour apprécier à son juste niveau l’art de Claude Gellée. C’est pourquoi cette exposition est essentiellement consacrée à son oeuvre dessiné, issu de deux fonds importants : celui du Louvre et celui du musée Teyler de Haarlem, Pays-Bas (dont la majorité n’a été exposée que rarement). Ensemble, les deux institutions permettent de couvrir l’intégralité de la carrière de ce dessinateur infatigable, dont la variété de l’oeuvre dessiné n’a d’égale que sa beauté.

 

Une douzaine d’importants tableaux du maître, prêtés par des musées français et étrangers, complètent l’exposition, permettant de mieux cerner le rôle joué par l’étude dessinée dans l’oeuvre peint du Lorrain.

 

Croquis sur le vif, dessins préparatoires, grandes compositions de paysages à caractère religieux ou mythologique témoignent de l’oeuvre de ce peintre, dessinateur et graveur, reconnu comme l’un des grands maîtres du paysage.

 


 

Rembrandt
et la figure du Christ

 

Du 21 avril au 18 juillet

 


Mais à quoi donc pouvait vraiment ressembler le Christ ? Cette question, qui semble avoir  reçu jusque-là une réponse unique, Rembrandt la pose de nouveau en plein Siècle d’or.

 

Ce faisant, il ouvre la voie à de nouvelles recherches picturales et réinvente la grande peinture. Il cherche à représenter l’émotion éprouvée et suscitée par le Christ, faisant du corps de celui-ci le réceptacle des sentiments.

 

Un sujet de choix pour un peintre soucieux de rendre compte des passions et de la vérité d’un destin individuel. Visage, corps, silhouette…, des lignes générales au détail de la peau : tout cela compose la « figure » du Christ vue par Rembrandt.

 

L’exposition n’a donc pas pour but de montrer un florilège de représentations de « cette personne supérieure », pour reprendre une formule célèbre, peintes par Rembrandt ni d’offrir une somme sur le sujet.

 

Tout au contraire, il s’agit – à partir d’un groupe d’oeuvres montrant toutes Jésus en buste – de mettre en scène une énigme que le « cas Rembrandt » soumet à l’histoire de l’art :
l’éventualité paradoxale d’une représentation du Christ d’après nature, sur le vif – à Amsterdam au coeur du XVIIe siècle – et dans laquelle entrerait une forme de véracité historique. Pour ce faire, Rembrandt aurait fait poser un jeune homme de la communauté juive d’Amsterdam dans son atelier, et se serait par la suite inspiré de ces études, peintes ou dessinées par lui et ses élèves, dans sa peinture d’histoire.

 

Unique, cette démarche soulève plusieurs questions : la part de l’originalité foncière de Rembrandt, les motivations proprement artistiques d’une telle entreprise, la beauté qui peut en résulter, son importance en regard des commentaires (visuels et textuels) immensément nombreux sur la figure du Christ… L’exposition a à coeur de mettre en avant les données essentielles de ces questions, tout en insistant sur le cas des Pèlerins d’Emmaüs, un chef-d’oeuvre questions : la part de l’originalité foncière de Rembrandt, les motivations proprement artistiques d’une telle entreprise, la beauté qui peut en résulter, son importance en regard des commentaires (visuels et textuels) immensément nombreux sur la figure du Christ…

 

L’exposition a à coeur de mettre en avant les données essentielles de ces questions, tout en insistant sur le cas des Pèlerins d’Emmaüs, un chef-d’œuvre du Louvre récemment restauré.

 

 


 

The Ceiling

 

ART CONTEMPORAIN

 

à partir du 25 mars

 

 


Troisième commande pérenne passée à un artiste contemporain après Anselm Kiefer et François Morellet, le plafond peint par Cy Twombly pour la salle des Bronzes est une œuvre monumentale, plus de 350 m², et surprenante, par le parti pris inédit que propose le peintre. Cy Twombly est en effet connu pour ses peintures-écritures au graphisme nerveux, ou bien pour ses éclaboussures et dégoulinures de couleurs vives.

 

Ici, point de trace de cette expressivité romantique, mais un immense ciel bleu, animé par le mouvement de quelques sphères flottantes et rythmé par des cartouches blancs en réserve où s’inscrivent les noms des principaux sculpteurs grecs : Praxitèle, Phidias, Myron, Polyclète.

 

L’objectif de l’artiste était de répondre le plus parfaitement possible à l’architecture du lieu, à cette longue salle rectangulaire abritant la collection des bronzes antiques. Ainsi les formes rondes et flottantes de ce que l’on peut interpréter comme des boucliers, des planètes ou des pièces de monnaie permettent d’alléger et d’approfondir l’espace bleu, tandis que la géométrie des bandeaux blancs vient contrebalancer ce lent mouvement.

 

Artiste américain, né en 1928 à Lexington (Virginie), mais aussi méditerranéen puisqu’il vit en Italie depuis 1959 et qu’il a effectué de nombreux séjours en Grèce, Cy Twombly est non seulement amateur et collectionneur d’antiques, mais son oeuvre entier s’inspire de la mythologie, de la poésie et des personnages de l’Antiquité.

 

Cette quasi-monochromie et ce dépouillement rappellent ses premières peintures des années 1960.

 

 


Journées d’actualité de la Recherche et de la Restauration

 


Les oeuvres du Louvre sont soumises à l’examen matériel et à l’analyse de différents spécialistes lors d’une rencontre à huis clos. Les principales conclusions de cette enquête sont révélées au public pour susciter le débat.

 

 

 

Actualités de la recherche
Archéologique

 

 

 

Sous l’égide des départements du musée du Louvre, des spécialistes sont invités à présenter leurs plus récentes découvertes et les orientations de la recherche archéologique.


- Orient et Occident au Moyen Âge

 

 

- Antiquités égyptiennes

 


- Antiquités grecques, étrusques et romaines

 

 

- Antiquités orientales

 


Une vision des premières fouilles en Assyrie

 

L’architecte et peintre Félix Thomas à Khorsabad (1853) Par Élisabeth Fontan, musée du Louvre, département des Antiquités orientales.

 

Ce tableau récemment acquis par le Louvre représente la mise au jour d’une porte de la ville de Khorsabad gardée par des taureaux androcéphales ailés. Le taureau de droite est aujourd’hui conservé au Louvre, mais celui de gauche a disparu dans le Tigre, lors d’une attaque du convoi qui le rapportait en France.


Avant d’être peintre, Félix Thomas fut architecte. À ce titre, il fut envoyé par le gouvernement en Mésopotamie, de 1851 à 1853. Sur le chemin du retour, il séjourna à Khorsabad, où le consul de France à Mossoul Victor Place poursuivait des fouilles archéologiques et dressa les plans du palais et de la ville.

 

Rentré à Paris, Thomas réalisa les planches qui illustrent le grand recueil de Victor Place Ninive et l’Assyrie, une référence dans le domaine de la connaissance de l’architecture palatiale assyrienne. Puis il s’adonna à la peinture d’oeuvres orientalistes inspirées de ses voyages. En 1863, il présente au Salon ce tableau qui constitue un précieux témoignage pour la connaissance du site.

 

www.louvre.fr

 

 

 

 

 

 

 


 



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