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De Gauguin aux Nabis
Le droit de tout oser
15 Juin 2010
Le Musée de Lodève présente, du 12 juin au 14 novembre 2010, une importante exposition consacrée à l’invention de l’art moderne, de Gauguin aux Nabis.
Il n'y a pas eu en France d'exposition du groupe des Nabis depuis la dernière rétrospective organisée au Grand-Palais en 1993.
Par ailleurs, les années de maturité des Nabis durant lesquelles ceux-ci réactivent avec brio la grande tradition classique, sont très rarement exposées. Ainsi, le propos de cette exposition est de faire découvrir, ou redécouvrir, l’intérêt de ces années qui vont de Gauguin aux années 30, au travers des sections suivantes :
Gauguin et l'Ecole de Pont-Aven Des oeuvres de Gauguin, Emile Bernard, Charles Filiger, entre autres, illustrent comment ce groupe invente, selon les termes de Gauguin "le droit de tout oser", en libérant la couleur et en créant des tableaux rompant avec la perspective traditionnelle et le naturalisme photographique.
Les Nabis (1890-1900) - L'héritage formel de Gauguin et de l'Ecole de Pont-Aven (aplats de couleurs, japonisme). La formule de Maurice Denis définissant la peinture comme « une succession de couleurs en un certain ordre assemblées » est devenue célèbre dès les années 1890 et ouvre la voie au Fauvisme comme à l'abstraction. Le regard que les Nabis portent par ailleurs sur les arts japonais leur suggère des formes en arabesques typiquement "Art Nouveau".
- Vers un art de la vie quotidienne Le goût pour les arts décoratifs montre une volonté de décloisonner les arts appliqués et d'en renouveler le sens au tournant du siècle : c'est la volonté de ne pas hiérarchiser les arts entre eux, de faire pénétrer l'art dans la vie quotidienne, de relier l'artiste et l'artisan.
- Symbolisme, mythes, légendes. Les Nabis sont les continuateurs audacieux de l'effort de Gauguin pour rénover l'art sacré. À rebours de l'Impressionnisme qui entreprend d'abolir le sujet au profit d'une exaltation de l'expérience rétinienne, Gauguin et les Nabis font de la peinture un lieu d'interrogation du sacré ; pour eux, le scientisme, le positivisme triomphant d'Auguste Comte en cette fin de XIXe siècle, sont impuissants à expliquer le monde et il est nécessaire de rechercher le sens de notre existence "au centre mystérieux de la pensée" selon les termes mêmes d'Odilon Redon.
Elle rassemble cent vingt œuvres, essentiellement toiles mais aussi sculptures et dessins. La majorité provient du Musée - Jardin Maurice Denis et, pour près d’un tiers, de collections privées.
Un nombre conséquent d’entre-elles sont totalement inédites ou rarement montrées, telles Paravent aux lapins (vers 1902) de Bonnard, Musée - Jardin Maurice Denis ou Nu de la Comtesse d’Hauteroche (1896), d’Arnaud Seguin, collection particulière. Parmi les œuvres exposées, on peut aussi citer, notamment : Gauguin, La fille du Patron (1886) Musée - Jardin Maurice Denis et un ensemble de sculptures en bronze de Gauguin et de Georges Lacombe

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1 Maurice Denis, Femmes au ruisseau (1894) Musée - Jardin-Maurice-Denis ©ADAGP Paris 2010
2 Maurice Denis Régates Perros-Guirec, (1897) Musée-jardin Maurice Denis © ADAGP Paris 2010
3 Gauguin La fille du Patron (1886) © Musée - Jardin Maurice Denis
12 juin – 14 novembre 2010
Musée de Lodève LODEVE
Les Nouvelles
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